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Dumb and dumber : Toews et notre crédulité.

C’est toujours la même stratégie.  On monte un projet de loi qui touche à plusieurs points en même temps, ce qui génère plusieurs zones de friction, mais de ces points, un seul servira à la promotion du projet de loi.  Quiconque est en désaccord avec n’importe quel point traité dans ce projet, est alors dit être contre le point précis qui est promu par le groupe proposant.  C’est une méthode classique, surtout chez les conservateurs.  Ici, le projet de loi offre un meilleur accès aux identités informatiques permettant aux “forces de l’ordre” de trouver physiquement l’émetteur et le consommateur de pornographie juvénile.  Donc, certains logiciens maladroits pourraient ainsi conclurent que quiconque s’y oppose est du côté des criminels.  Des logiciens, peut-être, mais pas de bons.  Comme Jennifer Stoddard, commissaire à la vie privée, soulignait (lapresse.ca) :

ces propositions vont beaucoup plus loin que le simple maintien des pouvoirs d’enquête ou de leur modernisation.

Les enquêteurs obtiendraient plutôt d’importants nouveaux pouvoirs pour chercher et saisir des informations sur des particuliers enregistrées sur support électronique, a affirmé Jennifer Stoddart.

Mais, ce matin, on apprend que Vic Toews, conservateur biensûr, nous indiquait justement que (lapresse.ca): 

quiconque s’opposant aux plans fédéraux visant à faciliter la surveillance électronique par la police et les services de sécurité est du côté des pédophiles.

Maintenant, la question ici est de savoir qui est stupide.  On sait que ce propos de Toews ne tient pas la route, mais on sait aussi qu’un tel énoncé est fort symboliquement, ce qui peut se répercuter sur l’électoralement.  Alors, est-ce que Toews croit viscéralement la relation de ce projet de loi avec le seul but de protéger la société contre les pédophiles sur l’internet, ou alors, nous prend-il pour des idiots ?  Je penche pour cette deuxième option.  Puisque ce n’est pas la première fois que les Conservateurs utilisent ce genre de discours.  Récemment, le projet de loi C-10 fut aussi porté par ce genre d’argumentation sophistique.  Le gouvernement québécois avait réagit à certains points du projet, et on lui a répondu qu’il était alors “soft on crime”, tel que rapporté par Elizabeth Thompson sur iPolitics.ca :
“I think Quebec is soft on crime,” Conservative Senator Pierre-Hugues Boisvenu told reporters. “We have a particularity in Quebec … The moment you want to rethink models, it is very difficult to do it.”
Boisvenu said hard core young offenders are better off going straight to federal penitentiaries once they turn 18 years old, adding they will have access to more rehabilitation programs than if they are sent to provincial jails.

Or, on sait depuis longtemps que l’angle d’approche du Québec face aux crimes, n’est pas de réprimer simplement, et le plus dur possiblement, mais plutôt de ré-aligner les individus vers un chemin socialement plus droit.  À ce sujet, Michel Foucault avait bien démontré que de simplement mettre des contrevenants en prison générait des marginaux sociaux qui deviennent un danger latent social, ce dernier favorisant alors l’implication de plus en plus profondément du gouvernement dans sa société.  En réhabilitant, on empêche idéalement à sa source le potentiel de rechute d’un individu sortant de prison.  Le Québec mise là-dessus.  Or, en misant de la sorte, selon Boisvenu, le Québec est “soft on crime”, on s’en fout…

Je reviens donc à la question : c’est qui le stupide là-dedans ?  Et je précise en demandant s’il existe vraiment des gens qui croient vraiment ces illogismes ?  La réponse est : probablement, mais aussi majoritairement non.  Ce n’est pas pour rien qu’on ne vote plus, qu’on ne suit plus les déboires politiques, qu’on écoute davantage des émissions bidons que des débats politiques : On nous prend pour des maudits colons !

Et là, le gars il dit : Si vous êtes contre ce projet de loi, vous êtes avec les pédophiles…  Hein ?   Sérieusement ?   Non, il n’y a rien de sérieux, il ne s’agit que d’un conservateur qui agit en conservateur.  Vous voulez un avant goût de ce qui va s’y dire prochainement par les conservateurs dans la chambre des communes ?  Suivez alors l’investiture républicaines.  Ce n’est pas pareil, mais disons que ces derniers sont l’exagérations de ce qui semble se passer bizarrement dans l’esprit conservateur.

    • #Canadian Politics
    • #Vic Toews
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    • #politics
    • #Québec
  • il y a 1 an
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L’Association Conservatrice de l’Université Laval (ACDUL), nous invite à la conférence dépressioniste d’Éric Duhaime afin de tuer le peu d’espoir qu’il nous reste.  Il sera question nécessairement de son nouveau livre dont le titre explique bien l’optimisme discret de son auteur : L’État contre les jeunes; Comment les Baby-Boomers ont détourné le système.  Les points qui y seront soulevés seront probablement les mêmes qui ont été soulevés il y a 2 ans, les maudits syndicats, la gau-gauche, le tabou autours des discours de droite, conflits intergénérationels, c’est pas mal ça…  ah oui, le gouvernemaman !  En bref, la même sauce, tout aussi plate et tout aussi peu riche en terme de changements.
D’ailleurs, le communiqué de l’ACDUL contient cette petite erreur qui peut semblé anodine mais qui distingue bien ceux qui se cantonnent dans une boite, comme la boite “de droite”.  On dit :

Dans la foulée du débat récemment engagé au Québec entre la gauche et la droite, l’Association conservatrice de l’Université Laval a l’immense plaisir de vous inviter à une conférence de M. Éric Duhaime, personnalité médiatique reconnue et porte-flambeau des valeurs de liberté et de responsabilité individuelle au Québec.

Nécessairement, on sait que le débat Gauche/Droite n’existe pas réellement, mais est nécessaire à l’existence du groupe dit “de droite”.  C’est un peu comme la nécessité de faire la promotion de l’existence d’une guerre Dieu/Satan durant la période romane, afin de préserver les plus naïfs dans le groupe des bons, ceux de Dieu.  Or, la période romane caractérisée par cette dynamique, est aussi comprise en tant que gigantesque perte de temps dans l’histoire humaine.  C’est l’inertie, c’est le conservatisme.  L’autre problème est l’idée que Duhaime soit un “porte-flambeau des valeurs de liberté et de responsabilité individuelle au Québec”.  La liberté individuelle ne correspond aucunement à la liberté du marché.  Or Duhaime, dans son argumentaire général, émet clairement l’idée qu’il souhaite une libération des marchés, mais y accole une idée de liberté individuelle, puisque l’individu producteur fera un choix individuel face à la demande des individus consommateurs, et patati et patata.  Ce n’est jamais strictement une liberté individuelle.  La liberté individuelle nécessite l’absence de toute contrainte au choix de l’individu.  C’est complexe.  Les lois empêchent la liberté individuelle des pédophiles pour le bien commun, c’est un exemple.  Mais, par crainte du gourvernemaman, on souhaite une liberté de marché sans la trace de limites de l’État permettant le bien commun maintenant et dans le futur.  Ainsi, on pourrait produire et produire en se basant sur des coûts qui ne tiennent pas compte des externalités graves pour le bien commun, ce qui dit que la liberté du marché viendrait nuire ici à la liberté individuelle.  Or, l’État est aussi là pour ça, pour limiter l’internalisation des externalités des productions privées par la population actuelle et future.  C’est bien beau de faire grossir le gâteau, mais si c’est au coût de la capacité de consommation de ce gâteau, donc, son goût, à quoi ça sert ?  Alors, la liberté individuelle ne correspond pas directement et clairement à la liberté des marchés.  
La conférence aura lieu le mardi 14 février 2012, entre 11 h 30 et 12 h 30, au local 1B du pavillon Charles-De Koninck. 
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L’Association Conservatrice de l’Université Laval (ACDUL), nous invite à la conférence dépressioniste d’Éric Duhaime afin de tuer le peu d’espoir qu’il nous reste.  Il sera question nécessairement de son nouveau livre dont le titre explique bien l’optimisme discret de son auteur : L’État contre les jeunes; Comment les Baby-Boomers ont détourné le système.  Les points qui y seront soulevés seront probablement les mêmes qui ont été soulevés il y a 2 ans, les maudits syndicats, la gau-gauche, le tabou autours des discours de droite, conflits intergénérationels, c’est pas mal ça…  ah oui, le gouvernemaman !  En bref, la même sauce, tout aussi plate et tout aussi peu riche en terme de changements.

D’ailleurs, le communiqué de l’ACDUL contient cette petite erreur qui peut semblé anodine mais qui distingue bien ceux qui se cantonnent dans une boite, comme la boite “de droite”.  On dit :

Dans la foulée du débat récemment engagé au Québec entre la gauche et la droite, l’Association conservatrice de l’Université Laval a l’immense plaisir de vous inviter à une conférence de M. Éric Duhaime, personnalité médiatique reconnue et porte-flambeau des valeurs de liberté et de responsabilité individuelle au Québec.

Nécessairement, on sait que le débat Gauche/Droite n’existe pas réellement, mais est nécessaire à l’existence du groupe dit “de droite”.  C’est un peu comme la nécessité de faire la promotion de l’existence d’une guerre Dieu/Satan durant la période romane, afin de préserver les plus naïfs dans le groupe des bons, ceux de Dieu.  Or, la période romane caractérisée par cette dynamique, est aussi comprise en tant que gigantesque perte de temps dans l’histoire humaine.  C’est l’inertie, c’est le conservatisme.  L’autre problème est l’idée que Duhaime soit un “porte-flambeau des valeurs de liberté et de responsabilité individuelle au Québec”.  La liberté individuelle ne correspond aucunement à la liberté du marché.  Or Duhaime, dans son argumentaire général, émet clairement l’idée qu’il souhaite une libération des marchés, mais y accole une idée de liberté individuelle, puisque l’individu producteur fera un choix individuel face à la demande des individus consommateurs, et patati et patata.  Ce n’est jamais strictement une liberté individuelle.  La liberté individuelle nécessite l’absence de toute contrainte au choix de l’individu.  C’est complexe.  Les lois empêchent la liberté individuelle des pédophiles pour le bien commun, c’est un exemple.  Mais, par crainte du gourvernemaman, on souhaite une liberté de marché sans la trace de limites de l’État permettant le bien commun maintenant et dans le futur.  Ainsi, on pourrait produire et produire en se basant sur des coûts qui ne tiennent pas compte des externalités graves pour le bien commun, ce qui dit que la liberté du marché viendrait nuire ici à la liberté individuelle.  Or, l’État est aussi là pour ça, pour limiter l’internalisation des externalités des productions privées par la population actuelle et future.  C’est bien beau de faire grossir le gâteau, mais si c’est au coût de la capacité de consommation de ce gâteau, donc, son goût, à quoi ça sert ?  Alors, la liberté individuelle ne correspond pas directement et clairement à la liberté des marchés.  

La conférence aura lieu le mardi 14 février 2012, entre 11 h 30 et 12 h 30, au local 1B du pavillon Charles-De Koninck. 

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  • il y a 1 an
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Jeffrey Simpson dans le Globe and Mail de ce matin en profite avec la monté de la question de la sécession en Écosse (en fait toujours latente comme ici, malgré ce que veulent en penser les caquistes), pour piquer un peu plus les séparatistes (irrationnels ?).  Une chose qui est ignorée ici, c’est que séparatiste ou non, une majorité de Québécois et Québécoises sont tout de même imprégnés d’un sentiment d’appartenance à cette idée de nation, aussi irrationnelle peut-elle l’être.  C’est une question de contexte probablement.

At least Scotland’s secessionists are honest (maybe), which is more than could be said of Quebec’s secessionists.

This week, in a potentially momentous development, Scotland’s secessionist government unveiled the question it proposes to put to Scots in a 2014 referendum. It reads: “Do you agree that Scotland should be an independent country?” Yes or no.

Critics cried that a clear question should have mentioned Scotland leaving the United Kingdom. But compared with what Canada had to endure twice in the Parti Québécois referendums – convoluted questions full of suppositions and affirmations – the Scottish one is a model of clarity.

He argues that even better things lie ahead for a small unattached country that repatriates all power, only to give a bunch of it away to Brussels. It’s the same false argument Quebec secessionists made for three decades.

While in Scotland, secessionists love ripping the English, rooting against English teams, bemoaning Scotland’s sad fate in the union, deploring this or that cultural trait of the English. While in London this week, however, Mr. Salmond said the Scots and the English would be great friends – after Scotland separated. An independent Scotland would even keep the Queen, he promised.

The English aren’t buying. Polls this week say support for Scottish independence is higher among them than among the Scots.

That’s also what Quebec secessionists kept repeating. After the agonies of splitting one of the world’s most successful countries, Canada, everyone would live happily ever after. In the breakup negotiations, it wouldn’t matter that Canada would be bigger; things would work out just as Quebec wanted. Just as in the Scotland-England breakup, everything would work out just as the Scottish secessionists believe, or want to believe.

Much can and will happen in the long period before the referendum. There might be constitutional challenges. Mr. Salmond has hinted he might add a third question to the referendum about maximizing devolution but stopping short of full independence. There will be endless speeches, campaigning and efforts thrown into the fray – just as Canadian energies were diverted, with terrible consequences, into the domestic constitutional wars of 1976 to 1995. Those who lived through those wars here would never wish them on anyone else.

    • #Jeffrey Simpson
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  • il y a 1 an
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L’Action Conservatrice Traditionnelle… le nouveau parti du vieux

Les Tea-Partiers chez les Républicains sont bizarres, pour nous bien sûr.  Nous, qui ?  Une forte majorité des Québécoises et des Québécois.  Pas le ou les membres de l’ACT.  Eux (ou lui), critiquent “les courants laïcistes” et “une gogauche suffocante” qui traverseraient la politique québécoise.  Bon, l’argument-blague-critique “gogauche” fut épuisé par nos radios poubelles depuis trop longtemps; il est utilisé encore à l’émission Bouchard en Parle que pour démoniser tout ce qui est des autres sources d’information, rien de crédible.  Alors, on passe.

La critique des courants laïcistes, c’est autre chose.  On peut lire sur leur site que “notre bon gouvernement a cru bon d’adopter l’approche philosophico-religieuse de quelques penseurs et philosophes québécois. Ces derniers sont à ce point convaincus de la profondeur de leur savoir encyclopédique en matière d’éthique et de culture religieuse qu’ils approuvent la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants.”  Rick Perry aussi s’en plaignait, chez eux, dans son clan, face à son électorat de tea-parters.  Ok, ce n’est peut-être pas similaire, on passe.

Plus loin, on argumente avec l’idée que le gouvernement veut aussi un contrôle sur l’éducation religieuse.  On écrit qu’on amène “la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants” et qu’ainsi, “la liberté de conscience des parents québécois n’est plus qu’une pure vue de l’esprit”, le tout étant appuyé par un lien inactif…  Pas très fort.  Bref, on stipule que le gouvernement serait en mesure d’agir sur l’orientation religieuse que les parents ont choisie de transférer à leurs enfants.  C’est dire quoi ça ?  Que le gouvernement entre dans nos maison et y contrôle les interactions ou que les parents n’interagissent avec leurs enfants qu’à travers les institutions scolaires ?  Le premier cas est peu probable, à moins de ne lire et n’écouter que 1984.  Le deuxième est un problème fréquemment soulevé par les enseignants.  On peut donc croire qu’on y parle de ce cas.  Est-ce la faute du gouvernement ?  Si l’on croit être déterminé par celui-ci, oui; si on croit être en parti libre de ses choix, non.  La laïcité de l’éducation, propulsée obligatoirement par le gouvernement, transfert tout le poids de l’éducation religieuse sur les seules épaules des parents.  Est-ce trop lourd ?  Répondre oui serait, à mon avis, ne pas comprendre le rôle d’être parent.

De cette façon, l’Action Conservatrice Traditionnelle, à mon avis, ne représente rien d’actuel, rien de lucide, et rien qui fait la promotion du libre choix, de l’individu, et même de la liberté de croyance.  1 + -1 = 0, c’est mort dans l’oeuf, on passe.

Le texte complet ici.

    • #Action Conservatrice traditionnelle
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    • #Religion
    • #Rick Perry
  • il y a 1 an
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La course à l’investiture républicaine fait sortir une image peu reluisante des États-Unis.  D’une part il y a biensûr tout le conservatisme qui va parfois à l’opposé de avancés de la science, qui peut être homophobe, raciste et même sexiste.  D’autre part il y a l’élite non-élite : ceux qui se font monter sur le podium mais qui ne savent pas quoi y faire.  Georges W. Bush détonait déjà sur le siège présidentiel, Sarah Palin cause toujours des maux de tête à quiconque essaie de comprendre pourquoi est-elle toujours là, pourquoi on la sonde, et ce Rick Perry dont les performances récentes étaient à la fois drôles et tristes…  et étranges, parce qu’il était quand même dans les “front runners”.  Je dirais que c’est inquiétant pour les États-Unis.  Quant à moi, comme je l’ai mentionné, ceci n’aide pas à l’image de ce pays qui, comme le Canada, a déjà été un symbole de fierté pour ses habitants.  Et comme au Canada (je ne suis pas fédéraliste ni même séparatiste), il devient de plus en plus honteux à l’international d’y porter l’écusson.  Tout ça me ramène à ce vieux vidéo d’une recherchiste que j’imagine avoir les yeux brillants lors des discours de Palin et Perry; Peut-être utilisent-ils tous un langage obscur qui, à la première vu parait des plus imbéciles ?  Qui sait ?  Probablement pas eux, j’imagine.

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  • il y a 1 an
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Fini le temps des partis

Ok, je fais un essais.

L’État c’est un territoire limité avec une population d’origines diverses et d’orientations diverses qui se comprennent néanmoins en tant que parties de cet État, et donc, comme un tout distinct d’un autre tout de même nature : un autre État.  Le Québec n’est pas l’Ontario, le Québécois et la Québécoise ne sont pas l’Ontarien et l’Ontarienne.

Bien sûr, il y a d’autres recoupements identitaires possibles.  Ainsi on a les Premières Nations, les Euro-Canadiens et, globalement, les immigrants.  Mais ça pourrait être aussi, comme ça peut l’être ailleurs, les Catholiques, les Protestants, les Musulmans, les Juifs, etc.  Tout ça forme la pluralité de qualités qui forme un tout construit : l’État.

Ainsi, cet État est partiellement un outil rassembleur.  Quoi que puisse être votre origine lignager, quoi que puisse être votre croyance religieuse, même votre cosmologie, si vous habitez le même territoire délimité légalement, vous êtes compris en tant que partie et identité de l’État.  Il y a une interdépendance.  L’État est son peuple et le peuple est l’État.

Le gouvernement face à l’État et face au peuple, agis à la fois en tant que représentant et gestionnaire.  Jean Charest, par exemple, va en Chine présenter le Plan Nord au nom des Québécois et Québécoises afin de décrocher des contrats d’exploitations qui amèneront des emplois à ces Québécois et Québécoises.  Jusque là, le gouvernement n’est pas un problème.

Le gouvernement est un problème lorsqu’il failli dans son devoir de représentation et de gestion.  Il failli exactement dans le moment où il n’est plus le peuple, mais un parti.

Un parti politique, quoi qu’il puisse être, est un parti constitué d’un idéal (qui se traduit aussi en «projet») qui le distingue des autres partis.  Si deux partis partagent les mêmes idéaux, ils ne pourront s’opposer.  Or, je le rappelle, la population est variée.  De même, dans notre système démocratique, une partie de la population qui suit l’idéal distinctif d’un parti, si ce parti ne gagne pas, se voit être retardée de près de quatre années dans son projet d’atteindre cet idéal.  Le cas des séparatistes actuellement est assez explicatif à ce sujet.

Or, ces distinctions de partis créant du même coup leur opposition amènent un débat qui n’est pas nécessaire, et même j’ajoute qu’il est nuisible au projet même du gouvernement.  L’explication rapide est de comprendre que l’idée qu’il existe une ligne de partie ne concorde pas à ce qu’il y est une «ligne d’État». 

Le gouvernement ne devrait jamais être un concours et ne devrait jamais être qu’un parti.  Le gouvernement devrait toujours être une coalition (pas un parti qui se nomme coalition).  Non pas une coalition de partis politiques, mais une coalition de représentants et de représentantes de sous-ensembles de l’État, les circonscriptions.  Ainsi, on ne voterait plus pour un parti, mais bien pour notre candidat ou candidate.  On voterait pour celui ou celle qui nous représenterait le mieux, qui nous ferait le plus de sens, etc.  

De cette façon, nous verrions apparaître une élite représentative, montée hiérarchiquement par les gens de sa circonscription selon les qualités qui leurs importent.  Ce qui diffère largement avec cette élite-déité qui arrive de nul part, qu’on ne connaît et qu’on s’en informe pas, puisque ce qui importe c’est le parti qu’elle représente, pas ce qu’elle peut faire.

Mon argument est de dire que l’État étant symbolique, notre représentant ou représentante devrait suivre ce même genre de relation identitaire.  Puisque sans parti, un candidat ou une candidate ne représente rien d’autre que ses idées.  Et c’est lorsque ces idées concordent avec celle de l’électorat qu’il y a une bonne combinaison.  Avec les partis, les candidats et candidates représentent ces partis, les idées des partis, et l’électorat n’a finalement rien à foutre d’eux.  Au final, ils ne sont que des porteurs de drapeau.  C’est aussi deux directions de relation différentes.  Dans un cas, un groupe envoi sa partie pour être représenté dans un circonscription, tandis que dans l’autre cas c’est cette circonscription qui envoi son ou sa porte-parole vers le parlement.

Maintenant, imaginez lorsqu’il y aurait un accord au parlement.  Ce ne serait pas qu’une fin de conflit entre partis, comme c’est le cas actuellement, mais plutôt, tout simplement, l’avancement de toute la société.  Puisque si la population est variée, et que ses représentants et représentantes expriment cette variété, nécessairement, les accords ne seront plus les seuls avantages du parti gagnant, mais plutôt de toute la société.  De cette façon, les partis représentent une véritable perte de temps et d’énergie, et donc, un ralentissement à la quête d’un bien commun.

Globalement, une coalition cherche à construire un tout, un parti politique cherche le pouvoir d’abord.  Une coalition représenterait davantage la pluralité de la population, un parti politique représente d’abord sa ligne, son idéal.  L’accord dans un état de coalition représente davantage l’idéal de la population, qu’un accord entre un parti élu et un parti opposant.

À mon avis c’est ça l’avenir pour une politique saine au Québec, une politique sans aucun parti.

    • #Politique
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  • il y a 1 an
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Every province faces challenges. B.C. Premier Christy Clark says her province should get more money because B.C. has more seniors per capita who cost the health-care system more. The Atlantic provinces have the same problem, although the aging of the overall national population will add only about 1 per cent to the total health bill.

Newfoundland and Labrador has widely scattered outports to service, and that’s expensive. Ontario has all those newcomers, and Alberta and Saskatchewan have growing populations. Quebec is Quebec, complaining about needing more money, as always.

Je ne comprend pas ce résumé un peu trop rapide de Jeffrey Simpson au sujet du Québec.  Sommes-nous vraiment constamment en train de se plaindre au gouvernement fédéral afin d’avoir plus d’argent, ou serait-ce une image résultante de tous les efforts que le Québec a entrepris pour garder un droit de parole et une équité dans les décisions fédérales depuis le Bloc ?  J’aimerais bien avoir un retour de Jean-François Lisée là-dessus !

L’article au complet ici.

    • #Québec
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    • #Stephen Harper
    • #Jeffrey Simpson
    • #Why Harper is tuning out the premiers
    • #Santé
  • il y a 1 an
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