Under Stephen Harper, Canada can fairly claim to be the best-governed country among advanced democracies in the world. Thursday’s federal budget locks up Canada’s lead
par David Frum, se basant seulement, cependant, sur le dernier budget des Conservateurs, et soulignant par comparaison sa stabilité et propension à endurcir notre économie. Il ne considère pas alors les lieux des coupures, leur effets sociaux, économiques, écologiques, et leur symbolique, des angles qui furent un peu plus cernées par nos chroniqueurs locaux. Par exemple :
The most transformative budget in a generation will effectively eliminate the federal deficit in two years, at worst, by cutting back on everything from food inspections to the size of embassies, from park maintenance to CBC programming, from gathering statistics to delivering foreign aid.
C’est une bonne chose qu’un gouvernement passe en revue ses programmes de façon impitoyable. Mais il est clair que les coupes conservatrices auront des conséquences. Elles éliminent 19 200 postes, elles affecteront des services, elles auront un impact économique négatif, surtout pour le Québec et l’Ontario, où se concentre la fonction publique fédérale. Souvenons-nous que même les agences de crédit avaient suggéré à Ottawa de mettre la pédale douce sur sa lutte au déficit.
Le rétrécissement des pouvoirs du ministère de l’Environnement, les nouvelles mesures à l’Immigration et les modifications au régime de retraite et à l’assurance emploi provoqueront assurément des réactions négatives chez les partis de l’opposition, en particulier au Nouveau Parti démocratique (NPD) de Thomas Mulcair. M. Harper le sait. Il le souhaite, d’ailleurs. Chaque fois que M. Mulcair critiquera ce budget, M. Harper répétera que le NPD est contre la création d’emplois et l’exploitation de nos ressources naturelles.
Au global, le budget garde une note très positive, mais rien ne permet toutefois pas de laisser croire que le Canada, sous Stephen Harper, peut se considérer justement en tant que pays étant le mieux gouverné des “advanced democracies” dans le monde.
For three years, Republicans have been telling themselves that President Obama was a joke, a loser, a nothing—anybody could beat him. And so they have felt emboldened to cast their primary votes for … anybody.
David Frum versus Andrew Sullivan versus Barack Obama versus Mitt Romney
Qui a raison ?
Les élections sont en novembre, la course à l’investiture tire à sa fin, et Obama commence à ramasser des fonds pour sa campagne. C’est donc le temps des bilans, quoi qu’on a l’impression que ça fait quatre ans qu’on reçoit des bilans, souvent négatifs, au sujet du président états-unien. À ce sujet, Andrew Sullivan y a été d’un billet qui en fit réagir plusieurs, dont un autre columnist du Daily Beast, David Frum.
Andrew Sullivan, je ne le connaîs pas, ou plutôt très peu. Que quelques articles par-ci et par-là, sans savoir qui en était l’auteur. Maintenant je le sais et je le suivrai probablement plus. Sullivan commença le débat avec ceci :
A president in the last year of his first term will always get attacked mercilessly by his partisan opponents, and also, often, by the feistier members of his base. And when unemployment is at remarkably high levels, and with the national debt setting records, the criticism will—and should be—even fiercer. But this time, with this president, something different has happened. It’s not that I don’t understand the critiques of Barack Obama from the enraged right and the demoralized left. It’s that I don’t even recognize their description of Obama’s first term in any way. The attacks from both the right and the left on the man and his policies aren’t out of bounds. They’re simply—empirically—wrong. - Lire absolument la suite de ce texte !
David Frum est probablement le seul républicain que j’aime lire (autrement que pour chercher des poux). Il écrit ainsi :
You don’t have to succumb to ideological fever or paranoid fantasy to see that the Obama administration is dragging America to the wrong future: a future of higher taxes and reduced freedom, a future in which entrepreneurs will innovate less and lobbyists will influence more, a future in which individuals and communities will make fewer choices for themselves and remote bureaucracies will dictate more answers to us all.- Lire la suite, absolument !
Alors, qui a raison ?
My Dem friend Rich Yeselson asks: “Can you imagine if Barack Obama mentioned that he’d been president of the Harvard Law Review as often as Newt Gingrich reminds us that he taught history at West Georgia College?

Pour avoir quitté la course à l’investiture républicaine il y a quelques jours, après n’avoir jamais réellement montré une personnalité forte et distincte, je lui associe “Your Emotions” de l’album “Fresh Fruit For Rotting Vegetables”. Être mormon n’aide probablement pas à l’expression de ses émotions, être entre deux chaises non plus. La droiture du religieux et la mollesse d’un modéré, Hunstman s’est effacé tranquillement dans cette course, malgré la joie temporaire de sa troisième place prise de force au New Hampshire.
On se rappellera surtout que :
Your school told you this
And your church told you that
Memorize this
And don’t you dare look at that
(…)
You’re so boring boring boring
Always tape machine recording
You’re so boring boring boring
I’ve heard all this before
- Dead Kennedys 1980

