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Mois

janvier 2012

29 billets

L'Action Conservatrice Traditionnelle... le nouveau parti du vieux

Les Tea-Partiers chez les Républicains sont bizarres, pour nous bien sûr.  Nous, qui ?  Une forte majorité des Québécoises et des Québécois.  Pas le ou les membres de l’ACT.  Eux (ou lui), critiquent “les courants laïcistes” et “une gogauche suffocante” qui traverseraient la politique québécoise.  Bon, l’argument-blague-critique “gogauche” fut épuisé par nos radios poubelles depuis trop longtemps; il est utilisé encore à l’émission Bouchard en Parle que pour démoniser tout ce qui est des autres sources d’information, rien de crédible.  Alors, on passe.

La critique des courants laïcistes, c’est autre chose.  On peut lire sur leur site que “notre bon gouvernement a cru bon d’adopter l’approche philosophico-religieuse de quelques penseurs et philosophes québécois. Ces derniers sont à ce point convaincus de la profondeur de leur savoir encyclopédique en matière d’éthique et de culture religieuse qu’ils approuvent la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants.”  Rick Perry aussi s’en plaignait, chez eux, dans son clan, face à son électorat de tea-parters.  Ok, ce n’est peut-être pas similaire, on passe.

Plus loin, on argumente avec l’idée que le gouvernement veut aussi un contrôle sur l’éducation religieuse.  On écrit qu’on amène “la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants” et qu’ainsi, “la liberté de conscience des parents québécois n’est plus qu’une pure vue de l’esprit”, le tout étant appuyé par un lien inactif…  Pas très fort.  Bref, on stipule que le gouvernement serait en mesure d’agir sur l’orientation religieuse que les parents ont choisie de transférer à leurs enfants.  C’est dire quoi ça ?  Que le gouvernement entre dans nos maison et y contrôle les interactions ou que les parents n’interagissent avec leurs enfants qu’à travers les institutions scolaires ?  Le premier cas est peu probable, à moins de ne lire et n’écouter que 1984.  Le deuxième est un problème fréquemment soulevé par les enseignants.  On peut donc croire qu’on y parle de ce cas.  Est-ce la faute du gouvernement ?  Si l’on croit être déterminé par celui-ci, oui; si on croit être en parti libre de ses choix, non.  La laïcité de l’éducation, propulsée obligatoirement par le gouvernement, transfert tout le poids de l’éducation religieuse sur les seules épaules des parents.  Est-ce trop lourd ?  Répondre oui serait, à mon avis, ne pas comprendre le rôle d’être parent.

De cette façon, l’Action Conservatrice Traditionnelle, à mon avis, ne représente rien d’actuel, rien de lucide, et rien qui fait la promotion du libre choix, de l’individu, et même de la liberté de croyance.  1 + -1 = 0, c’est mort dans l’oeuf, on passe.

Le texte complet ici.

Jan 24, 2012
#Action Conservatrice traditionnelle #politics #politique #Québec #Parti Conservateur du Québec #Religion #Rick Perry
Jan 24, 20124 notes
#Bob Rae #Stéphane Dion #Michael Ignatieff #Université Laval #Stephen Harper #politics #politique #politic #Canada #Liberals
David Frum versus Andrew Sullivan versus Barack Obama versus Mitt Romney

Qui a raison ?

Les élections sont en novembre, la course à l’investiture tire à sa fin, et Obama commence à ramasser des fonds pour sa campagne.  C’est donc le temps des bilans, quoi qu’on a l’impression que ça fait quatre ans qu’on reçoit des bilans, souvent négatifs, au sujet du président états-unien.  À ce sujet, Andrew Sullivan y a été d’un billet qui en fit réagir plusieurs, dont un autre columnist du Daily Beast, David Frum.

Andrew Sullivan, je ne le connaîs pas, ou plutôt très peu.  Que quelques articles par-ci et par-là, sans savoir qui en était l’auteur.  Maintenant je le sais et je le suivrai probablement plus.  Sullivan commença le débat avec ceci :

A president in the last year of his first term will always get attacked mercilessly by his partisan opponents, and also, often, by the feistier members of his base. And when unemployment is at remarkably high levels, and with the national debt setting records, the criticism will—and should be—even fiercer. But this time, with this president, something different has happened. It’s not that I don’t understand the critiques of Barack Obama from the enraged right and the demoralized left. It’s that I don’t even recognize their description of Obama’s first term in any way. The attacks from both the right and the left on the man and his policies aren’t out of bounds. They’re simply—empirically—wrong. - Lire absolument la suite de ce texte !

David Frum est probablement le seul républicain que j’aime lire (autrement que pour chercher des poux).  Il écrit ainsi :

You don’t have to succumb to ideological fever or paranoid fantasy to see that the Obama administration is dragging America to the wrong future: a future of higher taxes and reduced freedom, a future in which entrepreneurs will innovate less and lobbyists will influence more, a future in which individuals and communities will make fewer choices for themselves and remote bureaucracies will dictate more answers to us all.- Lire la suite, absolument !

Alors, qui a raison ?

Jan 23, 20128 notes
#Andrew Sullivan #David Frum #Barack Obama #politics #politic #politique #États-Unis
Faisons les choses en étapes

Ce matin, un article du Devoir nous informe de l’installation d’un barrage routier par des Cris de Mistissini.  Il semble donc que l’histoire avec Bourassa nous aura rien appris de particulier.

Rien.  Pas tout à fait.  On deal maintenant avec les Premières Nations.  S’il y a un projet de grande envergure, hautement réfléchi par les Euro-Canadiens, qui ne peut se faire qu’en territoire cris ou innu, il sera enclenché, puis dealé par la suite.

Avec Bourassa, il n’y avait pas de temps à perdre avec des discussions au niveau de la possession territoriale, l’utilisation économique et les relations cosmogoniques.  On travaille sur notre projet, donnons des contrats, et nous construisons.  Bien sûr, certains diront qu’il s’agit d’efficacité, d’autres y verront plus sérieusement un abus de pouvoir.  En réaction à cela, des Cris et des Inuits ont réussi à expliciter cet abus à l’international (par le biais des médias principalement), ce qui fit perdre de gros créanciers au projet de La Grande, et obligea ainsi Bourassa à discuter.

Faut-il refaire les cours d’histoire ?  Non.  Il semble que l’équipe de Jean Charest a bien compris qu’il faille d’abord s’asseoir et discuter.  C’est le minimum de la politesse.  Or, malgré tout, il semble qu’on n’en soit pas encore rendu à une compréhension totale du problème.  Par ce qu’il s’agit bien d’un problème.  Peut-être devrait-on offrir des cours d’anthropologie à ces “blanbecs”.

Dans l‘article de Kathleen Lévesque on lit ceci :

Une barricade faite d’une pelle mécanique, d’un bouteur et de grosses camionnettes bloquent la route 167, là même où doivent débuter, dès demain, les travaux permettant de concrétiser le prolongement de cette route, premier jalon du Plan Nord de Jean Charest. Des Cris de Mistissini dénoncent le gouvernement pour les avoir ignorés dans l’octroi du contrat de construction et avoir empiété sur leurs territoires de trappe sans les dédommager ni même les prévenir.

Le blocus a débuté jeudi dernier. Le Devoir était là lorsque Simon Mattawashish, sa soeur Emma et ses deux frères, Roger et Daniel, ainsi que Christopher Matoush et son père, Coome, ont barré la route 167 dans le froid mordant du nord avec pour seuls témoins des épinettes à perte de vue. La fébrilité était palpable, mais tout s’est déroulé dans une ambiance bon enfant. Il ne fallait donc pas chercher l’indignation féroce ou les regards sombres. Cette poignée de Cris affichait toutefois l’assurance tranquille de gens déterminés à ne pas fléchir. 

Le lobbyiste qui les représente, Jocelyn Deschamps, lui, ne mâche pas ses mots. «C’est une vraie guerre qui se prépare ici», promet-il.

On-t-il raison de faire ce barrage ?  Habituellement, s’il est fait et en plus fait par mobilisation, ce devrait être raisonné et raisonnable.  Mais le problème n’est pas vraiment là.  Le problème se situe à mon avis dans un “nous”, le fameux “nous” que le Parti Québécois n’a jamais réussi à définir.

Peut-être parce qu’on s’est enfermé dans un débat d’identité nationale avec les courants séparatistes, on a oublié que nous avions tout d’abord à trouver une façon de répartir le pouvoir avec les autres nations.  Je ne sais pas.

On agit en colonialiste, un gros mot.  On agit encore comme si les Premières Nations étaient une étape dans nos projets.  Il faut les amadouer pour ne pas qu’il crient lorsqu’on passera sur leur territoire.  Et ça n’a pas fonctionné à Mistissini.

En fait, autant avec les Libéraux qu’avec les Péquistes, on a toujours agit de cette façon (lire absolument Sovereign Injustice).

Que faudrait-il faire alors ?  Je ne sais pas.  Mais la première étape devrait être de travailler pour partager le pouvoir tout en établissant un “nous” non pas culturel ni national, mais un “nous” symbolisant l’association des nations du Québec dans un projet commun, le Québec.

Jan 23, 20122 notes
#Cris #Grand Conseil des Cris #Plan Nord #Jean Charest #Sovereign Injustice #Mistissini
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Jan 22, 20121 note
#Book of mormon #South Park #mitt romney
Assassiner Obama pour «sauver» Israël? → blogues.cyberpresse.ca

Un billet de Ricard Hétu pour Lapresse.ca, publié le 21 janvier.

Le propriétaire d’un petit journal juif d’Atlanta, Andrew Adler, s’est excusé après avoir évoqué dans un éditorial l’idée d’assassiner Barack Obama pour «sauver» Israël. Je cite dans le texte le passage controversé :

Jan 22, 2012
#Israël #Richard Hétu #barack obama #politics #politique
“My Dem friend Rich Yeselson asks: “Can you imagine if Barack Obama mentioned that he’d been president of the Harvard Law Review as often as Newt Gingrich reminds us that he taught history at West Georgia College?” —Ajout de David Frum.
Jan 22, 20121 note
#David Frum #newt gingrich
Pourquoi Newt Gingrich, pas Mitt Romney et surtout pas Santorum.

L’une des multiples analyses de ce matin au sujet de la forte victoire de Newt Gingrich en Caroline du Sud, celle de Michael Tomasky, résume bien les composantes importantes de la course à l’investitures républicaines.  D’une part, faire tomber Obama (quelqu’un aurait même dit de le pendre), d’autre part, attaquer l’autre pensée dominante qui s’oppose à celle qui défini le Tea Party.

Tomasky résume ainsi son analyse :

Gingrich’s win spread across many categories. He won conservatives. He won independents. He won late deciders. He won voters who live on $30,000, and he won people living on $200,000. He won men—and, contrary to some expectations, he evidently won women, by 6 percent. He rolled, every way you want to count it.

How and why? Simply, the debates. Even more simply, the two Moments in the debates: the smackdown of Juan Williams, and the smackdown of John King for starting the second debate by asking about his ex-wife’s allegations. There is no question that Gingrich rode those two moments to victory.

In other words: He won by hatin’ on the black guy and the liberal media. He hated on them expertly. He fired synapses in conservatives’ brains that they barely knew were there. You knew, anyone knew, watching those two moments, that they were absolutely pivotal. Tout l’article.

Pour ma part, une large partie des sondages posaient la question importante de l’opposition à Obama.  Tous présentaient Romney en tant que candidat idéal pour gagner contre le démocrate, même durant les moments où Gingrich le dépassait dans les intérêts de vote à l’investiture.  Il lui fallait donc faire la preuve à l’électorat qu’il faisait bel et bien le poids, et même qu’il serait le meilleur candidat pour déloger l’actuel président des États-Unis.  Ça été le cas durant le dernier débat avant le vote d’hier.  Autrement dit, c’était la dernière carte sur laquelle il n’avait pas encore “bien” jouée, ce qui le permettait d’être haut dans les sondage, mais pas indélogeable.  Là, face à un Romney, considéré modéré, qui s’embourbe dans sa richesse et son impossibilité de comprendre ce que pourrait être la vie avec 30 000 $ par année, donc, trop distant de son électorat; face à un Santorum qui est le conservateur type, celui qui colle le plus avec les idées du Tea Party, et donc représente une certaine radicalité, mais qui risque de ne pas être capable d’aller chercher des vites chez les indécis; et face à Paul qui se fout un peu de ce qu’il faut dire, puisqu’il ne fait que suivre les mêmes idées avec lesquelles il avait débuté cette course (ce qui est une bonne qualité); Gingrich a pu endosser l’image du “pas trop radical”, mais “pas trop modéré”, et du “quand même ouvert”, pouvant ainsi ramasser l’électorat républicaine de pleines mains.  Ceci pourrait bel et bien être vérifiable en Floride dans les jours qui suivent.  Je ne serais pas surpris de voir disparaître Santorum de la course.

Jan 22, 20122 notes
#newt gingrich #republicans #Republican Party #Republican Primaries #Republicains #politics #politique #États-Unis #south carolina primary #Caroline du sud #mitt romney #rick santorum #Ron Paul
Ce sacré sénat! → samuelsamson.tumblr.com

Le sénat était dans les discours de Harper durant les élections du 2 mai passé, il en proposait la réforme.  Récemment, c’est Brian Topp qui aborda le sujet en guise d’argument favorisant sa candidature dans la course à la chefferie du NPD.  Pour Topp, c’est l’abolition.  Qu’on en parle dans la frange conservatrice ainsi que dans la frange qui tire le plus vers une gauche, il semble évident que le Sénat n’est pas un problème que lorsqu’on l’ignore.  Autrement, y réfléchir c’est questionner rien de moins que son fondement, sa nécessité, son utilité à l’intérieur de ce qui est du politique.  Nécessairement, pour ma part, c’est encore une limite qui empêche une pleine efficacité de la gérance de l’État.  Je viens tout juste de lire ce billet de Samuel Samson qui porte davantage vers la critique, et je crois que si Topp, bientôt, arrive à pousser plus loin ses idées sur ce sujet, nous aurons tout avantage à avoir aiguisé nos réflexions préalablement.  Je vous le partage :

samuelsamson:

S’il y a une institution qui est fort contestée depuis aussi longtemps qu’elle existe, c’est bien le sénat canadien.

En effet, d’autant plus ces dernières décennies et années, d’autant plus avec les datismes et touniolures dont usent les politiciens pour décrire leur position face à cet…

Jan 21, 20129 notes
Photos: Animals That Blocked the Rejected Keystone XL Pipeline Path → news.nationalgeographic.com

David Attenborough devrait narrer les prochains développements du projet de pipeline Keystone XL tant le discours de Harper donne l’impression d’une “ariérrité” évolutive face à la décision d’Obama.  Peut-être s’en fiche-t-il tel un créationniste ?  Bon, c’est un peu fort.  Néanmoins, ce bel article nous laisse d’autres points de réflexion sur ce sujet que les seuls buts économiques et politiques.

Until last fall, it seemed as if the U.S. government was on track to approve the $7 billion construction of a 1,700-mile (2,740-kilometer) pipeline to increase imports dramatically from the oil sands region of Canada and deliver the crude to the refining centers of Texas. But mounting political pressure over the environmental risks of the pipeline route through Nebraska’s Sandhills put the brakes on the project in early November, and the Obama administration formally rejected the proposal Wednesday.

(Related: “Obama Administration Rejects Keystone XL Pipeline”)

The White House had favored delaying a decision on TransCanada’s Keystone XL pipeline project until 2013, after the presidential election, to allow time for more study of the environmental issues in Nebraska. But Congress forced an accelerated up-or-down decision in its year-end federal budget legislation, spurred by advocates who argued the nation needs both the 830,000 barrels per day in additional crude oil and the construction jobs that the pipeline would deliver.

While the wrangling was under way in Washington on November 14, TransCanada announced it would work with Nebraska officials to find a pipeline route that would avoid the Sandhills.

(Related: “Is Canadian Oil Bound for China Via Texas Pipeline?”)

That effort will continue, and whether the Keystone XL pipeline gets built depends on the ability of TransCanada and Nebraska to work out a revised pipeline path.

(Related Pictures: “Satellite Views of Canada’s Tar Sands Over Time”)

But the halt in the project’s progress has put a renewed focus on the wide-ranging consequences of oil dependence, all due to a prairie and the life it sustains in the middle of the American continent.

—Marianne Lavelle

Jan 21, 20128 notes
#Keystone Xl #David Attenborough #Stephen Harper #Barck Obama #Canada #Tar Sand #Sables Bitumineux
Dead Kennedys' Republican Primaries Newt Gingrich

Il est vieux et il a une drôle de tête.  Newt Gingrich est donc facile à repérer.  Dans les débats il est remarquable, droit, et probablement plus décontracté que les autres candidats.  Ça lui offre un avantage.  Mais n’est-ce qu’un style, une dynamique ?  C’est un confort intellectuel.  Parce qu’il sait que les Palestiniens ne sont qu’une invention, qu’ils n’existent pas autrement que dans notre imaginaire collectif (et donc mourraient pour aucune raison).  Il sait aussi que quoi qu’il puisse dire, ça ne peut avoir de connotation raciste.  Il sait que s’il trompe sa femme pendant qu’elle est hospitalisée pour un cancer, ce n’est pas immoral.  Bref, il est blindé d’une confiance en soi.  Si ça impressionne plusieurs, ça en écoeure d’autres : c’est le «Triumph Of The Swill».

Music is banned in Khomeini’s Iran
On the grounds that it stimulates the brain
We’ve done him one better in the land of coke & honey
Using music to put people’s brains to sleep 

Ever wonder why commercial radio’s so bad?
It’s ‘cause someone upstairs wants it that way
If the Doors or John Lennon were getting started now
The industry wouldn’t sign ‘em in a million years 

So what do we get
GOVERNMENT MUSIC
Christian censorship and taxed blank tapes
Shoppers strung out on our false hopes
Will flock to obey
- Dead Kennedys (1986, Bedtime For Democracy)

Dead Kennedys’ Republican Primaries

Jan 21, 2012
#Dead Kennedys #Dead Kennedys' Republican Primaries #Newt Gingrich #Republicains #Republican Party #Republican Primaries #republicans #politics #politique
Six in 10 Voters Would Be OK With Obama-Romney Matchup → gallup.com

Une question qui reste et qui empêche de faire une analyse claire de l’investiture républicaine, est celle qui cherche à savoir quel candidat pourrait battre Barack Obama en novembre.  Puisque le discours de Glenn Beck, Fox News, du Tea Party et des candidats à l’investiture se divise bel et bien en deux composantes associables, mais quand même distinctes : 1. (ré)amener des idées conservatrices 2. battre Obama.  Et dans le cas où un candidat pourrait bien plaire au premier point, pour plusieurs, s’il ne peut combler le deuxième, il ne vaut pas un vote.  Et donc, malgré la victoire de Santorum en Iowa, malgré la baisse de popularité de Romney et la monté de Gingrich, s’il est plus important pour l’électorat de contrer les actions d’Obama que de se trouver un chef, ce qui est fort probable, Mitt pourrait rester dans la course et gagner l’investiture.

Les données :

Even in the midst of a volatile race for the GOP nomination, the significant majority of Republicans would be satisfied with an Obama-Romney choice in the general election, and would end up voting for Romney if these two were the nominees. It is likely that more Republicans would do so if Romney is the GOP nominee and after the current intraparty battles come to an end.

There still appears to be room for a third-party candidate, given that 15% of voters say they would vote for someone other than Romney or Obama, and another 7% say they would not vote at all if that were the choice presented to voters. Additionally, less than half of independents say they would be satisfied if the race is Obama versus Romney. Still, about 6 in 10 independents say they would — in some instances, apparently begrudgingly — vote for one of these two candidates if they are on the ballot.

Jan 20, 2012
#Barack Obama #Mitt Romney #Republicans #Republican Party #Republican Primaries
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Jan 20, 2012
#Blonde fédéraliste #Radio X #Radio Poubelle #Québec #Claire Lamarche #Républicains #Republican Party #Politique #vidéos
Dead Kennedys' Republican Primaries Mitt Romney

L’image de la réussite états-unienne: pas du tout le «hard worker» qui gravit les échelons un à un, mais plutôt celui qui a tout et qui veut tout.  C’est le gars qui a lancé un pari de 10 000$ en plein débat contre Rick Perry, le gars qui souligne que les 374 000 $ qu’il a reçu pour l’ensemble de ses conférences de 2011, ce n’est “pas beaucoup”, le gars qui semble refuser de façons boiteuses de divulguer sa feuille d’impôt, mais qui finit par laisser savoir que ce ne serait qu’environ 15% de ses larges revenus.  Bref, il représente le “rêve américain”, mais pas celui d’aujourd’hui, plutôt celui de l’ère Dallas : Des riches avec des problèmes de riches, mais aucune idée de la façon dont les autres moins fortunés vivent leur quotidien.  Il est un “Terminal Preppy”.

I go to college
That makes me so cool
I live in a dorm
And show off by the pool 

I join the right clubs
Just to build an impression
I block out thinking
It won’t get me ahead 

My ambition in life
Is to look good on paper
All I want is a slot
In some big corporation (…)

Win! Win!
I always play to win
Wanna fit in like a cog
In the faceless machine (…)

I want a wife with tits
Who just smiles all the time
In my centerfold world
Filled with Springsteen and wine 

Some day I’ll have power
Some day I’ll have boats
A tract in some suburb
With Thanksgivings to host
- Dead Kennedys (1982, Plastic Surgery Disasters)

Dead Kennedys’ Republican Primaries

Jan 20, 2012
#Mitt Romney #Republicans #Dead Kennedys' Republican Primaries #Richy Rich #Republican Party #Republican Primaries #politics #politic #politique #États-Unis
Fini le temps des partis

Ok, je fais un essais.

L’État c’est un territoire limité avec une population d’origines diverses et d’orientations diverses qui se comprennent néanmoins en tant que parties de cet État, et donc, comme un tout distinct d’un autre tout de même nature : un autre État.  Le Québec n’est pas l’Ontario, le Québécois et la Québécoise ne sont pas l’Ontarien et l’Ontarienne.

Bien sûr, il y a d’autres recoupements identitaires possibles.  Ainsi on a les Premières Nations, les Euro-Canadiens et, globalement, les immigrants.  Mais ça pourrait être aussi, comme ça peut l’être ailleurs, les Catholiques, les Protestants, les Musulmans, les Juifs, etc.  Tout ça forme la pluralité de qualités qui forme un tout construit : l’État.

Ainsi, cet État est partiellement un outil rassembleur.  Quoi que puisse être votre origine lignager, quoi que puisse être votre croyance religieuse, même votre cosmologie, si vous habitez le même territoire délimité légalement, vous êtes compris en tant que partie et identité de l’État.  Il y a une interdépendance.  L’État est son peuple et le peuple est l’État.

Le gouvernement face à l’État et face au peuple, agis à la fois en tant que représentant et gestionnaire.  Jean Charest, par exemple, va en Chine présenter le Plan Nord au nom des Québécois et Québécoises afin de décrocher des contrats d’exploitations qui amèneront des emplois à ces Québécois et Québécoises.  Jusque là, le gouvernement n’est pas un problème.

Le gouvernement est un problème lorsqu’il failli dans son devoir de représentation et de gestion.  Il failli exactement dans le moment où il n’est plus le peuple, mais un parti.

Un parti politique, quoi qu’il puisse être, est un parti constitué d’un idéal (qui se traduit aussi en «projet») qui le distingue des autres partis.  Si deux partis partagent les mêmes idéaux, ils ne pourront s’opposer.  Or, je le rappelle, la population est variée.  De même, dans notre système démocratique, une partie de la population qui suit l’idéal distinctif d’un parti, si ce parti ne gagne pas, se voit être retardée de près de quatre années dans son projet d’atteindre cet idéal.  Le cas des séparatistes actuellement est assez explicatif à ce sujet.

Or, ces distinctions de partis créant du même coup leur opposition amènent un débat qui n’est pas nécessaire, et même j’ajoute qu’il est nuisible au projet même du gouvernement.  L’explication rapide est de comprendre que l’idée qu’il existe une ligne de partie ne concorde pas à ce qu’il y est une «ligne d’État». 

Le gouvernement ne devrait jamais être un concours et ne devrait jamais être qu’un parti.  Le gouvernement devrait toujours être une coalition (pas un parti qui se nomme coalition).  Non pas une coalition de partis politiques, mais une coalition de représentants et de représentantes de sous-ensembles de l’État, les circonscriptions.  Ainsi, on ne voterait plus pour un parti, mais bien pour notre candidat ou candidate.  On voterait pour celui ou celle qui nous représenterait le mieux, qui nous ferait le plus de sens, etc.  

De cette façon, nous verrions apparaître une élite représentative, montée hiérarchiquement par les gens de sa circonscription selon les qualités qui leurs importent.  Ce qui diffère largement avec cette élite-déité qui arrive de nul part, qu’on ne connaît et qu’on s’en informe pas, puisque ce qui importe c’est le parti qu’elle représente, pas ce qu’elle peut faire.

Mon argument est de dire que l’État étant symbolique, notre représentant ou représentante devrait suivre ce même genre de relation identitaire.  Puisque sans parti, un candidat ou une candidate ne représente rien d’autre que ses idées.  Et c’est lorsque ces idées concordent avec celle de l’électorat qu’il y a une bonne combinaison.  Avec les partis, les candidats et candidates représentent ces partis, les idées des partis, et l’électorat n’a finalement rien à foutre d’eux.  Au final, ils ne sont que des porteurs de drapeau.  C’est aussi deux directions de relation différentes.  Dans un cas, un groupe envoi sa partie pour être représenté dans un circonscription, tandis que dans l’autre cas c’est cette circonscription qui envoi son ou sa porte-parole vers le parlement.

Maintenant, imaginez lorsqu’il y aurait un accord au parlement.  Ce ne serait pas qu’une fin de conflit entre partis, comme c’est le cas actuellement, mais plutôt, tout simplement, l’avancement de toute la société.  Puisque si la population est variée, et que ses représentants et représentantes expriment cette variété, nécessairement, les accords ne seront plus les seuls avantages du parti gagnant, mais plutôt de toute la société.  De cette façon, les partis représentent une véritable perte de temps et d’énergie, et donc, un ralentissement à la quête d’un bien commun.

Globalement, une coalition cherche à construire un tout, un parti politique cherche le pouvoir d’abord.  Une coalition représenterait davantage la pluralité de la population, un parti politique représente d’abord sa ligne, son idéal.  L’accord dans un état de coalition représente davantage l’idéal de la population, qu’un accord entre un parti élu et un parti opposant.

À mon avis c’est ça l’avenir pour une politique saine au Québec, une politique sans aucun parti.

Jan 19, 20127 notes
#Politique #Québec #Partis politique #Coalition #billets
Les partis républicains

Il y a eu recomptage en Iowa et finalement Santorum aurait gagné ce premier vote des primaires républicaines, pas Romney.  Encore une fois, il n’y a pas beaucoup de votes les séparant, 34 seulement.  Et il y a cette deuxième montée de Gingrich qui, dans les récents sondages et comme l’explique Michael Tomasky, viendrait l’installer aux abords de ce Romney pour la primaire en South Carolina.

Michael Tomasky explique ainsi :

Is a Gingrich win plausible? Sure. First, consider the question of this Iowa recount, the results of which are supposedly going to be announced on Thursday. If you haven’t read my colleague John Avlon’s report on the Iowa situation, by all means do so. The long and short of it is that a Romney vote count in one precinct was evidently (and as an honest mistake) misrecorded as 22 when it should have been two. This happened in a county where, in the other 11 precincts, Romney received either single-digit vote totals or zero, so the 22 does stand out. That right there flips the result to Rick Santorum plus 12.

Of course it’s possible that other entering errors were made in Santorum’s favor. But if the story line later today is Santorum Really Won, that, I think, is a huge problem for Romney. It doesn’t do Santorum any real good, alas; nothing can replace having been able to say “I won!” on the night of the event. But it can do Romney harm: Two days before the South Carolina voting, with Gingrich creeping up on him, we suddenly get word that Romney is maybe not in fact the first non-incumbent ever to win both Iowa and New Hampshire. Article complet ici

C’est un coup dur pour Romney dans le sens où il ne peut pas encore surfer sur une certaine avance et dire ce qu’il aurait d’autre à dire, il devra faire comme tous les autres candidats ont fait dernièrement: attaquer.

Mais au final, avec une course à l’investiture autant serrée et autant carnassière, sera-t-on capable, une fois le chef nommé, de rassembler les forces plurielles républicaines sous un seul tout et faire un front suffisamment commun pour faire tomber Obama ? 

Bien que ça n’aille pas très bien chez les Démocrates (et cet article dans Reuters), ils n’ont pas ce problème majeur d’une division de plus en plus violente, soulignée à coup de publicités salissantes et d’attaques lors des débats.

Les élections présidentielles états-uniennes sont prévues pour le 6 novembre 2012, tout peut vraiment changer d’allure d’ici ce temps-là.  Mais jusqu’à présent, je mise sur la ré-élection de Barack Obama.

Jan 19, 20123 notes
#Republican Party #Republican Primaries #politics #politique #États-Unis #United States #Barack Obama #Gingrich #Romney #Democrats
Americans Anti-Big Business, Big Gov't → gallup.com

Des chiffres qui expliquent, partiellement, la distinction entre le Tea Party et le mouvement Occupy états-unien.

Jan 19, 201213 notes
#Americans Anti-Big Business #Big Gov't #Gallup #Occupy #Politics #Politique #États-Unis
Dead Kennedys' Republican Primaries Rick Perry

Des candidats à l’investiture républicaine, Rick Perry s’assure de bien représenter les «red-neck» états-uniens.  Partisan de la peine de mort, c’est environ 230 exécutions qui auront lieu durant son mandat de gouverneur du Texas, rien de moins.  Aussi, dans une populaire publicité, il critique l’engagement des soldats ouvertement homosexuels tout en soulignant le manque de présence de l’héritage chrétien dans les écoles.  Il est un chasseur, un combattant, mais pas un bon orateur.  Peu importe, il fonce dans cette course comme un vieux partisan Ku Klux Klan saoul, faisant tomber tout ce qu’il touche.  Après Herman Cain, Michele Bachmann et Jon Huntsman, Rick Perry est certainement le prochain à s’éloigner de l’investiture.  Il est notre Winnebago Warrior !

Winnebago Warrior
Brave as old John Wayne
Winnebago Warrior
A true yankee pioneer 
- Dead Kennedys (Plastic Surgery Disasters, 1982)

Dead Kennedys’ Republican Primaries

Jan 19, 20123 notes
#Dead Kennedys #Primaires républicaines #Republican Primaries #Republicans #Rick Perry #Winnebago Warrior #politics #politique #Dead Kennedys' Republican Primaries
“

Every province faces challenges. B.C. Premier Christy Clark says her province should get more money because B.C. has more seniors per capita who cost the health-care system more. The Atlantic provinces have the same problem, although the aging of the overall national population will add only about 1 per cent to the total health bill.

Newfoundland and Labrador has widely scattered outports to service, and that’s expensive. Ontario has all those newcomers, and Alberta and Saskatchewan have growing populations. Quebec is Quebec, complaining about needing more money, as always.

”
—

Je ne comprend pas ce résumé un peu trop rapide de Jeffrey Simpson au sujet du Québec.  Sommes-nous vraiment constamment en train de se plaindre au gouvernement fédéral afin d’avoir plus d’argent, ou serait-ce une image résultante de tous les efforts que le Québec a entrepris pour garder un droit de parole et une équité dans les décisions fédérales depuis le Bloc ?  J’aimerais bien avoir un retour de Jean-François Lisée là-dessus !

L’article au complet ici.

Jan 18, 2012
#Québec #politique #Stephen Harper #Jeffrey Simpson #Why Harper is tuning out the premiers #Santé
Dead Kennedys' Republican Primaries Rick Santorum

Santorum, c’est le plus conservateur des candidats à l’investiture républicaine.  C’est aussi un néologisme représentant le mélange de lubrifiant et de sperme résultant de la sodomie.  On ne se rappelle malheureusement et joyeusement que de cette dernière définition.  L’homme s’est mérité le qualificatif de conservateur grâce à ses positions face à l’avortement, la contraception, les femmes au travail, l’existence des Palestiniens, au mariage gay, à la participation ouverte des homosexuel(le)s dans l’armé, à l’homosexualité en général : il est contre.  Et Dieu intervient bien sûr ici et là dans chacun de ses discours.  C’est pourquoi il est bon de lui indiquer que «God must be dead if you’re such a fool (…) God must be dead if you’re alive».

You don’t want abortions, you want battered children
You want to ban the pill as if that solves the problem
Now you wanna force us to pray in school
God must be dead if you’re such a fool 
- Dead Kennedys (In God We Trust INC. 1981)

Dead Kennedys’ Republican Primaries

Jan 18, 20123 notes
#Dead Kennedys #Republican Primaries #Republican party #Rick Santorum #politic #politics #politique #États-Unis #Dead Kennedys' Republican Primaries
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