Les Tea-Partiers chez les Républicains sont bizarres, pour nous bien sûr. Nous, qui ? Une forte majorité des Québécoises et des Québécois. Pas le ou les membres de l’ACT. Eux (ou lui), critiquent “les courants laïcistes” et “une gogauche suffocante” qui traverseraient la politique québécoise. Bon, l’argument-blague-critique “gogauche” fut épuisé par nos radios poubelles depuis trop longtemps; il est utilisé encore à l’émission Bouchard en Parle que pour démoniser tout ce qui est des autres sources d’information, rien de crédible. Alors, on passe.
La critique des courants laïcistes, c’est autre chose. On peut lire sur leur site que “notre bon gouvernement a cru bon d’adopter l’approche philosophico-religieuse de quelques penseurs et philosophes québécois. Ces derniers sont à ce point convaincus de la profondeur de leur savoir encyclopédique en matière d’éthique et de culture religieuse qu’ils approuvent la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants.” Rick Perry aussi s’en plaignait, chez eux, dans son clan, face à son électorat de tea-parters. Ok, ce n’est peut-être pas similaire, on passe.
Plus loin, on argumente avec l’idée que le gouvernement veut aussi un contrôle sur l’éducation religieuse. On écrit qu’on amène “la perte des droits des parents en matière de choix confessionnel pour leurs enfants” et qu’ainsi, “la liberté de conscience des parents québécois n’est plus qu’une pure vue de l’esprit”, le tout étant appuyé par un lien inactif… Pas très fort. Bref, on stipule que le gouvernement serait en mesure d’agir sur l’orientation religieuse que les parents ont choisie de transférer à leurs enfants. C’est dire quoi ça ? Que le gouvernement entre dans nos maison et y contrôle les interactions ou que les parents n’interagissent avec leurs enfants qu’à travers les institutions scolaires ? Le premier cas est peu probable, à moins de ne lire et n’écouter que 1984. Le deuxième est un problème fréquemment soulevé par les enseignants. On peut donc croire qu’on y parle de ce cas. Est-ce la faute du gouvernement ? Si l’on croit être déterminé par celui-ci, oui; si on croit être en parti libre de ses choix, non. La laïcité de l’éducation, propulsée obligatoirement par le gouvernement, transfert tout le poids de l’éducation religieuse sur les seules épaules des parents. Est-ce trop lourd ? Répondre oui serait, à mon avis, ne pas comprendre le rôle d’être parent.
De cette façon, l’Action Conservatrice Traditionnelle, à mon avis, ne représente rien d’actuel, rien de lucide, et rien qui fait la promotion du libre choix, de l’individu, et même de la liberté de croyance. 1 + -1 = 0, c’est mort dans l’oeuf, on passe.